Monty Python : Sacré Graal

Non, ce lapin blanc n'est pas le principal méchant du film.

Non, ce lapin blanc n’est pas le principal méchant du film.

 

Préambule

Quand j’étais jeune, je me souviens avoir regardé un curieux film auquel je ne comprenais rien : les chevaliers allaient à pied avec un serviteur derrière eux façon enfant de primaire, il y avait des héros débiles et en plus je devais me farcir des sous-titre français jaune d’or en regardant ce film que seul Arte diffusait. Arte c’était déjà la définition de l’ennui, à l’époque. Heureusement, elle n’arrivait qu’à partir de 20h, quelque chose de ce goût. Avant, c’était « La Cinq », le 5 blanc sur fond circulaire bleu. Oui je suis de cette époque moi aussi. Donc je croyais que ce film, si je ne le comprenais pas, c’est parce qu’il était intellectuel. Puis un jour je l’ai revu, avec une dizaine d’années de plus au compteur. Et là…

Présentation

Sacré Graal est un film des Monty Python (sans « s » final paraît-il) : un groupe d’amis comédiens anglais, adeptes du non sense britannique et sévissant essentiellement à l’époque des ’70.
Le film est censé raconter (j’insiste sur le « censé ») les aventures d’Arthur, Roi d’Angleterre, et de ses chevaliers de la Table Ronde pour trouver le Saint Graal. Mais durant tout le film on assiste à une série de gags sans queue ni tête aussi bien dans la structure de l’histoire que du contenu visuel du film. Pour tout vous dire, on assiste même à différentes séquences animées découpées à la façon des Monty Python reprenant des enluminures vieilles de plusieurs siècles comme base de leurs animations. Entre deux gags filmés, au début ça surprend, à la fin on finit par y trouver du charme.

Critique

Vous voulez voir un film aussi absurde que Rubber, et aussi conçu sous produits illicites qu’une chanson de Pinkie Pie ? Les Monty Python en ont réalisé plusieurs, tous aussi déjantés les uns que les autres. Il serait difficile de décrire les qualités de ce film sur plusieurs lignes : du début à la fin on nage juste en plein délire. C’est indescriptible. Niveau scénario, le film se décline en fait en différents sketches reliés entre eux par un fil blanc qui tient lieu de scénario : la recherche du Graal.  Mais c’est avant tout un film humoristique et absurde.
Aussi je vais finir ma plus courte partie critique en disant simplement : viendez voir les gens, c’est du bon ! Vous avez aimé Rubber ? Vous aimerez tout ce qui est Pythonesque.

Conclusion

A voir en VOSTFR (version originale sous-titrée français) puisque n’existant pas en version française à ma connaissance,  ce film promet de belles poilades. Mais voyez-le sobre. Car toute prise de stupéfiants risquerait de vous faire friser l’overdose avec un ovni cinématographique de ce genre. Il reste classique pour ce qui est de ce type d’humour, mais il n’en est pas moins culte. Je vous préviens, la fin du film peut faire perdre quelques poignées de neurones avec le talent de la Sainte Grenade à Main d’Antioche. Vous voilà prévenus.

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