Rubber (film)

Une histoire de pneu qui laissera des traces.

Une histoire de pneu qui laissera des traces.

Préambule

Saviez-vous que dans les années ’70, une sorte de Dr Frankenstien (non ce n’est pas une faute d’orthographe, j’adore Frankenstein Junior) américain psychopathe a eu l’idée de déverser au large de la Floride DEUX MILLIONS DE PNEUS USAGES dans l’eau ? « Expérience de récif artificiel », disait-il… A mon avis c’était surtout qu’il voulait dissimuler à son psychiatre les preuves comme quoi, les pneus, il avait tendance à les fumer. Sauf qu’un jour…

Présentation

Rubber est un film potache français (on croit rêver) de 2010, tourné par ce qui semble être un réalisateur français ou naturalisé français après être venu en France depuis une soucoupe volante, je ne sais pas trop. Les réalisateurs français ne sont généralement pas assez inventifs pour avoir de drôles d’idées comme ça. Mais je ne vous ai pas dit en quoi consistait le film ?
C’est l’histoire de Robert, un…pneu. Oui, on suivra les aventures d’un pneu durant ce film. Mais attention, un pneu maléfique, un pneu tueur en série, un pneu… télékinésiste !
On le verra donc s’essayer puis prendre goût au meurtre, depuis le lapin à l’humain en passant par le scorpion.

Critique

A ce qu’il paraît le Festival de Cannes en 2010 lui a fait de la pub’. J’ignore qui a dit ça, car personne n’en a vraiment parlé. Toujours est-il que ce film est à mourir de rire. Un pneu ! Un pneu qui regarde les documentaires animaliers sur un fauteuil, un pneu qui boit l’eau d’une flaque, un pneu qui… bon je ne vous spoilerai pas tout le film mais disons-le, on ne se lasse pas de cette humanisation du pneu usagé qui roule tout seul et semble avoir des sentiments.
Mais ce film n’est pas juste une histoire de pneu, mais aussi l’histoire des spectateurs invités à l’observer pendant ses meurtres par le réalisateur du film, d’où des interactions savoureuses, entre les spectateurs hors film et pourtant dans le film, et l’aventure du pneu.
Contrairement aux autres billets que j’ai réalisés récemment, je n’en tartinerai pas des tonnes, parce qu’il n’y a guère matière à s’étaler en long en large et en travers. Ce film m’a paru court. Il est visible par tous ceux qu’un peu de gore explosif ne gênent pas, par ceux qui détestent les lapins, et par tous ceux qui adorent le non-sense anglais à la Monty Pythons.
Et je vous rappelle que c’est un film français, co-financé entre autres par Arte. Si Arte se met à cofinancer des films drôles et pas prise de tête, je vais finir par croire que le monde a perdu la tête à la suite du tournage de Rubber. D’ailleurs le film est annoncé directement comme un hommage au « no reason » (cammembérisé ça donne du  » parce que c’est comme ça pis c’est tout » : pourquoi le héros est un pneu ? aucune importance, c’est comme ça pis c’est tout !) dès les premières minutes de film.
Détail important : le film est en anglais sous-titré français, Arte oblige et le décor étant américain, mais pour une fois ça ne gêne pas ; le coeur de l’histoire tourne autour d’un pneu muet. Et pour ceux qui rechigneraient tout de même à lire un sous-titre, si vous avez aimé les Monty Pythons, vous aimerez Rubber, même avec les sous-titres.

Conclusion

Ce film est absolument à voir. Après l’avoir vu, vous ne regarderez plus un pneu traînant sur le bord de la chaussée comme avant. La terreur a un nouveau visage et ce visage c’est celui d’un pneu.
Heureusement ce film est humoristique du début à la fin, ce qui rend le choix gonflé de Robert le Pneu tout à fait cohérent avec le reste.
Je le conseille particulièrement aux amateurs de films d’horreurs pris au second degré du genre « Shaun of the Dead » et « Bienvenue à Zombieland ». Point de mort-vivant ici mais une même rigolade autour d’un thème récurrent des films d’horreur : le tueur en série.

(Cliquez sur l’image en haut si vous voulez acheter le film.)

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