Harry Potter à l’école des sorciers

Les aventures du petit sorcier le plus connu au monde, première année.

Les aventures du petit sorcier le plus connu au monde, première année.

Préambule

Comme pour le Seigneur des Anneaux, tout le monde ou presque connait Harry Potter. Avec le battage médiatique réalisé autour des films, difficile d’y avoir échappé. Toutefois le succès des films a été rendu possible, pour cette saga de sept livres et huit films, grâce au ras-de-marée de ventes des livres éponymes. Je ne vous ferai donc, là encore, pas l’injure de vous dévoiler l’intrigue, parce que vous la connaissez sûrement.

Présentation
J.K. Rowling a écrit les aventures de son sorcier alors qu’elle était fraîchement divorcée et en manque d’argent. Elle n’a pas anticipé le succès de son concept, mais depuis la voilà multimillionnaire et célèbre. C’est le plus gros succès de l’édition pour la jeunesse et un grand succès cinématographique également grâce à l’adaptation des livres en films.
Il est rageant de constater que le titre français de ce premier tome (Harry Potter à l’école des sorciers) n’a rien à voir avec le titre original en anglais qui se camembériserait par « Harry Potter et la Pierre Philosophale ». Seulement voilà, le livre a d’abord été connu comme un succès de littérature jeunesse pour écoliers et l’éditeur français a trouvé, d’une manière ou d’une autre, intelligent de rendre, sinon mièvre, au moins inepte le titre du livre, car c’est bien connu que les enfants adorent les titres stéréotypés. Ben voyons…
Pour ce qui est du principe de l’histoire de ce Harry Potter, premier d’une série de sept, retenez ceci : le jeune Harry, orphelin, est élevé par la famille de sa tante et son oncle depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne. Maltraité par son entourage qui lui a accordé de dormir dans le placard sous l’escalier, Harry Potter voit se produire depuis sa jeunesse des événements incompréhensibles autour de lui, l’apothéose étant de lâcher un python royal pourtant enfermé dans un vivarium sur son cousin Dudley, plus gros que méchant. Le jour de son anniversaire, un géant nommé Hagrid vient le chercher pour lui apprendre qu’il est un sorcier et qu’il doit faire ses études dans une école de sorcellerie. Cette première année à Poudlard lui promet des surprises, du frisson, des moments d’intense amitié, mais aussi se présentera comme une enquête sur certains personnages et événements à l’intérieur de l’école, qui auront un impact sur le reste de ses aventures.

Critique

Harry Potter est avant tout, il est vrai, un livre pour jeunes adolescents. Un livre pour des jeunes de l’âge du héros (11 ans dans ce tome-ci). Il n’y a donc aucun problème de lecture d’une œuvre pareille. C’est fluide, entraînant, assez court pour ne pas se lasser et ça promet des surprises incessantes. Les personnages aussi bien principaux que secondaires font tous écho à ce qu’un jeune ado entrant au collège peut rencontrer, aussi bien comme professeurs que comme élèves.
L’ouvrage suit une logique de polar pour jeune, avec un mystère à découvrir et ses à-côtés, tels que des cours, parfois utiles aux héros, des matchs de Quiddich (si quelqu’un voit une erreur sur ce mot, qu’il me fournisse une robe de cilice, un fouet et la bonne orthographe pour purifier ma faute) et des moments de pure exploration, en-dehors des clous du règlement de l’école. Ce livre s’est tôt imposé comme un classique de littérature pour jeunes, et à raison.
Aucune chance de se tromper : si vous avez un neveu, une nièce ou un enfant qui entre bientôt au collège et qui n’a pas trop le goût de lire, fournissez-lui ce premier bouquin, il devrait être séduit ! Qui plus est, la série se corse et suit l’évolution psychologique du lecteur avec les six tomes suivants.
Pour ce qui est de l’ambiance, bien que ce soit un livre « pour jeunes », le style est assez travaillé pour nous procurer des émotions à la pelle. L’ambiance est enchanteresse et propice à la douce rêverie.
Comptez quelques jours pour finir la lecture de ce premier Harry Potter si vous êtes lecteur confirmé, au pire deux semaines. Un enfant ou un jeune ado n’aura donc pas de mal à le finir et ne se lassera pas non plus.
Toutefois, vous le comprendrez aisément, ce livre n’a pas le panache du Seigneur des Anneaux. Il reste cependant un bon livre pour un adulte curieux et un excellent choix pour donner à un jeune ado le plaisir de la lecture, mais cet ouvrage n’incite pas autant à l’imaginaire le plus débridé qu’un Tolkien. Néanmoins son univers caché est séduisant et intrigant ; il y a de quoi rêver en chemin, s’imaginer en jeune sorcier à Poudlard consultant de vieux grimoires poussiéreux et jouant au Quiddich, jetant des sorts et possédant sa propre baguette magique. Avant tout, la force de ce livre est de parler aux adolescents sans les prendre pour des crétins ce qui est  assez rare pour être noté.

Conclusion

Ce livre mérite son succès : il n’est guère mythique mais a tout de même marqué ma génération et été un succès international. Parce qu’il parle aux adolescents d’où qu’ils viennent, ce livre plaira à tous ceux qui sont en âge de le lire, et peut aussi intéresser un parent qui voudrait voir de quoi il retourne pour réaliser le miracle d’avoir donné le goût de la lecture à tant de jeunes.
La série est très addictive, et même si je n’ai parlé ici que du premier tome, sachez-le, les six autres bouquins coulent naturellement de source une fois le premier livre lu. Considérez donc que je vous recommande la série complète (même s’il est fort possible que je parle des autres Harry Potter un jour…) aussi bien pour vous que pour vos enfants, neveux, nièces, etc… Mais ces derniers apprécieront sans doute encore plus que vous-même si votre adolescence est loin derrière.

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